Publié le 08/11/2018

Saga, de Jonathan Capdevielle

le 8 novembre 2018 lieu unique
#Retour sur

Le 7 novembre 2018, notre kiosqueuse Mona s'est aventurée au lieu unique pour Saga de Jonathan Capdevielle. Une soirée à l'aveugle, décidée à la dernière minute, sans attente particulière, qui a réveillé sa surprise, au point qu'elle est restée ensuite pour la rencontre avec les artistes !

Comment parler de Saga ? C’est un spectacle des plus surprenants. Jonathan Capdevielle nous livre un spectacle d’auto-fiction qui reprend des scènes de son enfance où il vit chez sa sœur et son beau-frère, un boulanger qui magouille, trafique entre armes, drogues et faux chèques.
Si l’histoire est intéressante, la performance l’est tout autant. Les premières minutes se passent dans la pénombre. Un écran, des écritures. On entend juste le bruit des touches dans un clavier. Petit à petit, la voix arrive. D’abord, elle reprend le texte, puis elle nous pose le contexte extérieur. Une deuxième voix fait son entrée. La lumière finit par s’allumer, mais ce qu’on entend n’est pas ce que l’on voit. Deux histoires se jouent en même temps. Celle des corps et celle des voix. C’est surprenant, ça sort de l’ordinaire et c’est beau. J’ai eu l’impression que je pouvais fermer les yeux et imaginer par moi-même toutes les scènes jouées oralement. Le son est vraiment travaillé, la voix des acteurs aussi (notamment celle de Jonathan Capdevielle qui joue sa voix d’enfant) et c’est très enrichissant.
L’histoire qui nous est racontée est curieuse, la chronologie de l’enfance se mélange dans les scènes, l’humour et le sérieux se croisent pour nous conter une histoire puissante, belle et parfois un peu triste, sans, à aucun instant, tomber dans le pathos.

-Mona

Crédits photos : Estelle Hanania / Hervé Véronèse
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